Le styliste britannique John Galliano a été condamné par le Tribunal de Grande Instance
de Paris pour contrefacon de l'oeuvre du photographe américain William Klein, dans une
campagne publicitaire diffusée dans des magazines de mode français, italien, russe et anglais.
Le tribunal l'a condamné à payer 200.000 euros d'indemnités
du préjudice subi pour atteinte aux
"droits
patrimoniaux
et moral" de William Klein. La société du couturier a fait appel.
Publicité John Galliano printemps-été 2007
La campagne publicitaire montre des photographies couleurs sous forme de planche-contact
réhaussées par des traits de coueurs vives.
La ressemblance avec la technique des "contacts peints" utilisée par William Klein qui sont
"une création de forme portant la marque de sa personnalité propre" comme le souligne les juges,
ne semble pas faire de doute.
John Galliano ne conteste pas d'avoir fait réaliser cette campagne "à la manière de ".
Ce qu lui est surtout reproché c'est de ne pas avoir demandé l'autorisation à William Klein et d'avoir
ainsi agi en violation de sa propriété intelectuelle.
Dans une interview au journal Le Monde qui a révélé l'affaire, William Klein,
raconte avoir
découvert les publicités lorsqu'un ami lui a dit : "William, pourquoi
tu as fait cette
mocheté pour Galliano" Il exprime aussi sa colère : "Le procédé est minable, alors je suis blessé
et furieux. Je suis amer car ce plagiat grossier est un pied de nez inexplicable à mon travail".
© William Klein , Contact Peint, 2005 ( d'après " Gun" New York 1955 )
Le Centre Pompidou a consacré une retrospective à William Klein en 2005.
